Christophe

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Présentation de la Saison Avec la Compagnie «Tête au Cube»

Présentation de la Saison 2013-2014

du Ciné-club de Grenoble

par la Compagnie "Tête au Cube"

Mardi 1er octobre 2013 à 20h

Salle Juliet Berto - Grenoble

 

Pour commencer la saison de façon ludique et cinématographique, le Centre Culturel Cinématographique et les acteurs de la compagnie Tête au Cube s'associent pour vous faire découvrir, en image et sur scène, la programmation 2013/2014 du Ciné-Club de Grenoble.

Venez nombreux, l'entrée est libre !

Le roi des masques

 

Le Roi des masques / Bian Lian

(Wu TIAN-MING, Hong-Kong - 1997)

En partenariat avec "Ethnologie et Cinéma"

Mercredi 16 octobre 2013 à 20h

Salle Juliet Berto - Grenoble

Wu TIAN MING est né en 1939 à San Yuan, dans le Shaanxi-Gangsu-Ningxia, à cette époque enclave communiste dans la Chine nationaliste. Enfant, il suit la vie itinérante et mouvementée de son père, chef des partisans.
C'est en voyant le film du cinéaste russe Dovjenko "Poème de la mer" en 1958 qu'il se prend de passion pour le cinéma. Deux ans plus tard, il abandonne ses études universitaires pour suivre les cours du studio cinématographique de Xi'an. Il travaille ensuite un an aux studios de Pekin aux côtés de l'acteur et réalisateur Cui WEI où il co-réalisé deux films avec Ten WENJI ("Les trémolos de la vie" en1979 et "Une seule famille" en 1980). Il rencontre le succès avec "La vie" réalisé en 1984.
Il devient directeur des studios de Xi'an et réalise "Le vieux Puits" en 1987. Il fait alors travailler les plus importants réalisateurs dits de la "cinquième génération" Zhan YIMOU ou Chen KAIGE, auxquels il a ouvert la voie.
A la fin des années 80 le studio de Xi'an, jugé trop novateur est menacé de purge. Lors de la violente répression des mouvements étudiants sur la place T'ien an Men en 1989, Wu TIAN MING est à New-York. Il décide de rester aux Etats Unis où il enseigne l'histoire du cinéma chinois à l'Universite de Davis dans l'Illinois.
Il rentre en Chine en 1994 et s'installe à Hong Kong en 1995. C'est là qu'il réalise "Le Roi des masques",
film auréolé de plus de 30 récompenses de par le monde, dont celui du Meilleur film en 1997 au Festival de Venise.

Synopsis
En Chine centrale, au début du siècle, un vieux maître de l'opéra a choisi de vivre dans la rue, en saltimbanque. Il est montreur de masques et son habileté à en changer devant des spectateurs qui n'y voient que magie l'a fait surnommer le roi des masques. Le vieil homme souhaitant transmettre son art, décide d'adopter un garçon, Gouwa. Il se prend d'affection pour l'enfant qui suit son enseignement avec un vif intérêt. Mais un jour le vieil homme découvre que Gouwa est une fille.

"Le Roi des masques met en scène une tradition chinoise ancestrale : l’opéra. Deux personnages incarnent deux grandes écoles : l’acteur Maître Liang, celle de l’opéra de Pékin, et Wang, celle de Sichuan. Le film de Wu Tian-Ming interroge la responsabilité de l’artiste face aux injustices de la société. Comment dépasser les vieux adages, les crispations traditionnelles, les superstitions archaïques ? Comment – pour reprendre l’image de Liang – apporter un peu de chaleur sur cette terre froide ? En artiste chinois, Wu Tian-Ming use du détour pour mettre en jeu la place de l’art dans le monde. (…)
Le sujet du film est poignant : comment le vieux maître des masques parviendra-t-il à accepter de transmettre son art à un enfant acheté qui n’est rien qu’une fille ? Wu Tian-Ming se fait ici le témoin d’une tradition chinoise qui perdure à l’heure actuelle : "bian lian", l’art des masques, ne se transmet au grand jamais à une fille. Ce thème, il l’aborde de façon réaliste mais également poétique. Le cinéma chinois de la Quatrième génération dont Wu est un éminent représentant ne se permet d’aborder les problèmes sociaux qu’avec la distance du film historique. Nous sommes donc au début du siècle, dans une période troublée, inquiète et pauvre, où la vente d’enfants est monnaie courante, si l’on peut dire. La séquence du marché aux enfants est caractéristique de son traitement du réel : poétique mais sans concession. Nous ne savons pas exactement où se déroule l’action : le montage – par un fondu enchaîné -– nous conduit d’emblée au cœur de cet espace insolite.
Wang est abordé immédiatement par une enfant qui lui offre ses services comme servante. Elle se jette à ses pieds. Dure réalité de cette époque : pour assurer un avenir à ses enfants, on les donnait ou vendait comme domestiques. La caméra suit le vieil homme mais dans la profondeur de champ s’esquissent d’autres destins tragiques : les enfants sont transportés, poussés, tirés, vendus. La bande-son résonne de cris, de plaintes. Wang traverse cet espace, comme gêné d’en arriver à se trouver là. L’espace fermé est éclairé par le haut, le sol recouvert de paille : atmosphère poussiéreuse. Les divers personnages passent devant la caméra : Wu Tian-Ming n’appuie sur aucun détail, c’est sans pathos qu’il nous laisse entrevoir cette dure réalité. Sous le regard affligé de Wang, nous suivons au premier plan une femme qui peine à laisser sa fille à celui qui l’emporte."
Marie Omont, extrait du dossier pédagogique École et Cinéma, les Enfants de Cinéma.

Tian-Ming Wu was born in 1939 in San Yuan, in the Shaanxi-Gangsu-Ningxia, which at that time was a communist enclave in Nationalist China. As a child his life was an itinerant and exciting one his father wad the head of the the partisans.
It was on seeing "Ode to the Sea" by the Russian film-maker in 1958 that his passion for cinema developed. Two years later, he dropped out of university to follow the course at the X’ian film studios. Subsequently he spent a year at the Beijing studios by the side of the actor director Cui WEI where he co-directed two films ("The Tremolos of Life" in 1979 and "A Single Family" in 1980). Success came with "Life" in 1984.
He became the head of X’ian studios and directed "The Old Well" in 1987. He also helped the the most important directors of the “Fifth Generation’ Zhan Yimou and Ken Chaige by opening doors for them.
At the end of the 80s the X’ian studios were found to be too innovational and were threatened with a purge. At the time of the violent repression of the student movement on Tienamen Square, Tian-Ming Wu was in New York. He decided to stay where he taught the history of Chinese cinema at Davis University in Illinois.
He returned to China in 1994 and moved to Hong Kong in 1995 where he made "The King of Masks" which went on to receive more than 30 awards world-wide including the Best Film at the 1997 Venice film festival.

Synopsis
At the beginning of the 20th century in central China, an old opera master has chosen to live on the streets. He practices Sichuan change art and his ability to change masks without his audience noticing leads to his being nicknamed ‘The King of Masks’. The old man wishing to pass on his skills decides to adopt a young boy, Gouwa. He takes a liking to the child who is keen to learn. One day the old man finds out that Gouwa is a girl.
The King of Masks highlights an ancient chinese tradition, opera. Two characters are the incarnation of the two main schools: The actor Master Liang represents the Beijing school and Wang the Sichuan school. Tian-Ming Wu’s film investigates the responsibility of the artist when confronted with society’s injustices. How to overcome the old adages, traditional tensions, archaic superstitions? How, to use Liang’s metaphor, to bring a little warmth into this cold world?
This is a poignant film about whether the the old master of masks will consent to pass on his skills to a slave child who is only a girl? Tian-Ming Wu uses a Chinese tradition that still endures, ‘bian lian’, the art of masks which is never ever passed on to a girl. He deals with this subject poetically but also realistically. The fourth generation of Chinese cinema, of which Wu is a pre-eminent member only allows itself to deal with social issues through the lens of period films. Thus we find ourselves at the beginning of the 20th century, difficult times, uncertain and poor, when the trafficking of children was common. The children’s market sequence is typical of his representation of reality. Lyrical but not holding back. We are not exactly sure of where the action is taking place. The editing, via a series of dissolves brings us rapidly to the centre of this strange place.
Wang is immediately accosted by a child who throws herself at his feet offering her services as a servant. It was a cruel fact that in those times parents, in order to secure a future for their offspring, would sell or give their children into servitude. The camera follows the old man but in the background we see other tragic destinies playing out. Children are transferred, pushed, pulled and sold. The soundtrack resonates with screams and protestations. Wang crosses this space as though he’s ashamed to have ended up here. The market is lit from above, the ground covered in straw and the air is full of dust, various characters flit past the camera. Tian-Ming Wu does not linger on any particular detail. He lets us see this hard reality without pathos. We see, through Wang’s eyes, the despair of a mother who has to leave her daughter in the hands of the man who has taken charge of her.
Marie Omont - extract from the teaching notes  School and cinema, Children and cinema.

 

 

La bataille du Chili

 

La Bataille du Chili / La Batalla de Chile

(Patricio Guzman, Chili - France - Cuba - Vénézuéla, 1975)

En partenariat avec le Collectif "Chili 1973-2013"

Attention, ce film en trois parties, sera projeté

les MARDIS 8, 22 et 29 octobre 2013 à 20h

Salle Juliet Berto - Grenoble

"A l'âge de 30 ans, j'ai été le témoin privilégié de la révolution chilienne. Devant mes yeux de jeune cinéaste éclate une révolution soutenue par des millions de personnes rêvant de justice sociale.
La Bataille du Chili n'est pas un film journalistique. Ce n'est pas non plus un film d'archives.
C'est la preuve cinématographique, jour après jour, de l'agonie d'une expérience révolutionnaire qui touche le monde entier parce qu'elle se présente comme une expérience pacifique du passage au socialisme.
Quelques jours après le coup d'Etat, j'ai été arrêté chez moi et menacé d'exécution; par la suite, j'ai été emprisonné durant 15 jours au Stade National. Quand j'ai recouvré la liberté, je suis parti du Chili avec tout le matériel, en direction de l'Europe et Cuba, où j'ai réalisé la post-production. Jorge Muller Silva, le chef opérateur du film, a été arrêté par la police militaire de Pinochet en novembre 1974.
Il fait partie de ces milliers de disparus chiliens..."

Patricio Guzman.

At the age of 30 I witnessed the Chilean revolution first hand. The revolution, supported by millions
who were seeking social justice, happened right before my young film maker's eyes.

The Battle of Chile is not a journalistic film, nor is it an archival piece.
It's the cinematographic testament, day after day, of the agony of a revolutionary experiment
which affected the whole world because it represented a non-violent transition to socialism.

A few days after the coup I was arrested at my home and subsequently threatened with execution.
I was imprisoned in the national stadium for 2 weeks. When I was freed I left Chile with all my material and did the
post-production in Europe and Cuba. Jorge Muller Silva the cinematographer on the film
was arrested by Pinochet's military police in November 1974.

He's one of the thousands of Chilean disappeared…
Patricio Guzman

Patricio Guzman est un réalisateur chilien. Il est connu pour ses nombreux documentaires réalisés sur son pays. Intéressé par le cinéma dès son plus jeune âge, Patricio Guzman étudie à l’Ecole officielle de l’Art Cinématographique à Madrid de 1966 à 1969.
Marqué par le coup d’état de Pinochet en 1973, Guzman s’emploie à montrer les ravages d’un Chili dévasté. Avec l’aide du cinéaste Chris Marker, il produit et réalise, entre 1973 et 1979, une trilogie documentaire qui fera date dans l'histoire du film politique au cinéma : La Bataille du Chili. Cette trilogie (La lutte d'un peuple sans armes, L'insurrection de la bourgeoisie et Le Pouvoir populaire)
 s’attache à montrer les derniers moments du gouvernement Allende et remportera de nombreux prix.
Menacé dans son pays, le réalisateur fuit et trouve exil en France. Mais c’est vers son pays que Patricio Guzman trouve l’inspiration. Il réalise de nombreux documentaires sur les changements qui se produisent au Chili : Au nom de Dieu et La Croix du sud portent sur la religion ; Chili, la mémoire obstinée est un documentaire sur l’oubli imposé par Pinochet sur le peuple.
Deux autres documentaires sont réalisés sur deux hommes qui ont marqué le Chili : Le Cas Pinochet (2001) sur l’arrestation du dictateur et Salvador Allende (2004), en hommage au président de la république assassiné.
Habitué du Festival de Cannes (Le Cas Pinochet fut montré à la Semaine de la Critique tandis que Salvador Allende était en Sélection officielle), Patricio Guzman revient derrière la caméra après plus de 6 ans d’absence en présentant à Cannes, lors d'une séance spéciale, son nouveau film, La Nostalgie de la lumière.

The Battle of Chile
Patricio Guzman is a Chilean director who's well known for the many documentaries he's made in his country. Interested in film making since childhood, Patricio Guzman studied at the Official School of Cinematographic Arts in MAdrid from 1966 to 1969.
Deeply affected by Pinochet's coup d'etat in 1973 Guzman began to document the devastation of a ravaged Chile. With the help of film-maker Chris Marker, he produced and directed between 1973 and 1979 a documentary trilogy which would go on to be a turning point in the history of political cinema; The Battle For Chile. This trilogy, (The struggle of an unarmed people, The insurrection of the bourgeoisie and The people’s power) was an attempt to show the last moments of the Allende government and went on to win many awards.
Threatened in his own country, Guzman fled and found refuge in France. But it was his own country that would continue to inspire him. He directed several documentaries on the changes that were going on in Chile: In the Name of God andThe Southern Cross were about religion; Chile Obstinate Memory is a film about the collective amnesia which Pinochet imposed on the Chilean people.
Two other films were made about two men who had made their mark on Chile: The Pinochet Case (2001) about the the dictator’s arrest and Salvador Allende, an hommage to the murdered president.
A regular at the Cannes film festival (The Pinochet Case was shown in the Critics’ week and Salvador Allende was in the official competition) Patricio Guzman went back behind the camera after an absence of more than six years when he showed The Nostalgia for the Light in a special screening at Cannes.

Historique du CCC

CCC - notre histoire

Le Centre Culturel Cinématographique est fondé le 21 février 1967. Les membres fondateurs veulent, à travers cette association (de type loi 1901) «promouvoir la culture populaire et l'éducation permanente en s'inspirant de l'idéal laïc» : la plupart venant de l'enseignement, on peut comprendre un tel postulat. D'ailleurs, au départ, l'association est affiliée à l'OROLEIS (et cela jusqu'en 1975).

Le tout jeune CCC s'installe au 3, rue de Strasbourg à Grenoble dans des locaux appartenant à la Fédération des Œuvres Laïques. La première séance a lieu le 21 février 1967 avec Un homme à brûler de Paolo et Vittorio Taviani, dans la salle occupée par le cinéma Le Méliès jusqu'en juin 2012.

En 1973, l'association déménage au 4 rue Hector Berlioz (adresse actuelle) et les projections se font à la Salle des Concerts, devenue ensuite la Salle Juliet Berto.

Les années 70 ont vu se développer nombre d'associations dans l'agglomération grenobloise. La période, portée par les événements de mai 68, est propice au foisonnement culturel et le CCC, comme beaucoup d'associations, est en plein essor. Les cinémas de quartier ne sont pas alors des multiplexes et la télévision n'est pas encore une concurrente. De plus, les films sont loués aux Ciné-Clubs à des prix raisonnables, ce qui permet au CCC de projeter deux films différents chaque semaine, le mardi et mercredi soir. Le «Cinéma Enseignement» propose aux lycéens un film en version originale sous-titrée en français chaque mardi et, une fois par mois, un film est projeté pour le «Cinéma Retraités» le jeudi après-midi. De plus, l'association «Cinéma Enfants», issue du CCC, propose des séances tous les mercredis après-midi. En 1976, la municipalité octroie une subvention pour un poste permanent d'animateur (à plein temps) au sein de l'association qui recense plus de 2000 adhérents l'année suivante.

A partir de 1980, le nombre d'adhérents commence à chuter. Les multi-salles se développent et les prix de location des films augmentent fortement. A la rentrée 1981 les projections ont lieu les mardis et mercredis toutes les deux semaines.

En 1983, l'association traverse une crise importante et frôle la dissolution mais une équipe de cinéphiles motivés décide de la reprendre en main. Le poste d'animateur est supprimé et remplacé par un poste de secrétaire-comptable. Le «Cinéma Enseignement» devient «Ciné-Langues» en étroite collaboration avec le CRDP. Les 20 ans du CCC, en 1987, sont l'occasion de faire un bilan. Celui-ci est positif puisque malgré des difficultés diverses, le ciné-club est encore là et toujours animé par des bénévoles passionnés.

En 1991, «Ciné Bamboche» (ex «Cinéma Enfants») met la clé sous la porte. Le CCC reprend cette activité et projette une fois par mois un film pour enfants dans le cadre de son «Ciné-Mercredi» (en collaboration avec les MJC et les Maisons de l’enfance). En 1992, la subvention de la municipalité baisse de 40,6% : le poste de secrétaire-comptable devient un poste à mi-temps.

En 1998, la Salle Juliet Berto est rénovée et un hommage est rendu à Juliet Berto, actrice et réalisatrice grenobloise, en collaboration avec la Cinémathèque de Grenoble. A cette occasion l'intégralité des films qu'elle a réalisé est projetée : Neige (1981), Cap Canaille (1983) et Havre (1986). La même année la subvention baisse de nouveau de 40% entraînant la perte du demi-poste de secrétaire-comptable. Le poste de permanent n'est plus assuré qu'avec des emplois aidés (CES, CEC, CAE...).

Les années 2000 semblent à première vue de mauvaise augure pour l'association : ouvertures de multiplexes, prolifération du DVD, développement des chaînes thématiques et d'internet d’une part, augmentation du coût des films et des transports d’autre part…

En 2001, «Ciné Langues» s’arrête : les enseignants rencontrent de plus en plus de difficultés à faire venir leur élèves et le CCC ne peut assumer le déficit de ces séances. En 2003, la subvention municipale est de nouveau diminuée, ce qui sonne le glas de «Ciné-Mercredi».

L’équipe en place redouble d’effort sur la politique de programmation et la communication. En 2005, les séances redeviennent hebdomadaires et le Ciné-Club est de plus en plus sollicité par les différents acteurs culturels locaux pour des séances en partenariat. 

L’année 2006 est un vrai paradoxe pour le CCC qui s’apprête à fêter ses 40 ans d’existence l’année suivante : alors que l’affluence des spectateurs (et adhérents) augmente, la plupart des demandes de subvention sont refusées. L’association doit vivre avec une subvention municipale de 3000 €. Cette somme est insuffisante. L’embauche d’un permanent en «contrat aidé» est annulée, l’association n’a plus d’employé. En octobre, toute l’équipe se mobilise et lance un appel au secours sous la bannière «Sauve qui peut (le CCC)» : sans soutien, les portes se fermeront définitivement à la fin de l’année. Les premiers à défendre le CCC sont ses adhérents : plus de 2000 € de dons seront collectés. La Ville de Grenoble alloue une aide exceptionnelle qui sera pérennisée et, pour la première fois, le Conseil Général accepte d’accorder à l’association une subvention qui sera renouvelée les années suivantes.

En janvier 2009, le Festival des Maudits Films est mis en place, proposant pendant 5 jours des films du «cinéma bis».

Le CCC prend en charge les interventions de l'option facultative «cinéma» du lycée Sainte Cécile à La Côte Saint-André.

En 2015, le Centre Culturel Cinématographique change de nom et devient Le Ciné-Club de Grenoble mais conserve ses objectifs et ses activités.

En 2016, le Festival des Maudits Films prend son autonomie tout en continuant de projeter au Cinéma Juliet Berto.

Ainsi, le Centre Culturel Cinématographique, bien que toujours en situation financière précaire, continue sa mission : attirer de nouveaux adhérents de tous horizons, diffuser des films du patrimoine souvent invisibles sur grand écran, défendre un cinéma différent et pérenniser une tradition culturelle de débats avec les spectateurs.

 

Décembre 2016

 

Le prix du festival 2013: Alyce

Alyce (inédit, int -16 ans) 

Pays: USA

Réalisateur : Jay Lee

Scénaristes : Jay Lee

Durée: 1h30

Avec : Jade Dornfeld (Alyce), Tamara Feldman (Carroll), James Duval (Vince), Eddie Rouse (Rex), Larry Cedar (Harold)

Site Web: http://alycemovie.com/

Festival: Calgary International Film Festival

Alyce et sa meilleure amie Carroll embarquent dans une virée trash, de clubs undergrounds en prises de stupéfiants divers. La soirée se clôt par un horrible accident, à la suite duquel Alyce sombre dans une spirale infernale aux conséquences forcément funestes…

Responsable du pas terrible mais sympathique Zombie Strippers, Jay Lee se transcende littéralement avec cette perversion du conte de Lewis Carroll, située dans une Amérique cauchemardesque. Petits moyens mais foultitude d’idées, montage et réalisation en parfaite osmose, direction d’acteurs au cordeau : une surprise totale.

Où ? Quand ? Comment ?

Les projections se déroulent tous les mercredis à 20h dans la Cinéma Juliet Berto, salle municipale accessible aux PMR, qui se situe en plein coeur du vieux Grenoble. Plus exactement, l'entrée est dans le passage de l'ancien palais de justice. Et ce passage est tout à côté de la place St André.

 
Tarifs :
 

Adhésion  (1ère entrée offerte) : 12€

Adhésion étudiant/demandeurs d'emploi  (1ère entrée offerte) : 7€

Séance réservée aux adhérents : 5,5€.

 

 
 

L'étrange Noël de monsieur Jack

L'Etrange Noël de Monsieur Jack

The Nightmare before Christmas

(Henry Selick, USA - 1993)

Mercredi 18 décembre 2013 à 20h

Salle Juliet Berto - Grenoble

 

Jack Skellington, épouvantail de son état, occupe ses journées à préparer la prochaine fête d'Halloween. Lassé de cette vie répétitive et monotone, il décide de partir et découvre Christmas Town. Après cette aventure, il revient chez lui, avec une idée originale en tête : et si cette année, c'étaient les habitants de la ville d'Halloween qui allaient fêter Noël ?

Vous l'aurez compris, cette histoire là est un conte de fée gothique que n'auraient pas désavoué les frères Grimm et dont l'auteur n'est autre que Tim Burton. Est-il encore besoin de présenter cet illusionniste à l'imaginaire débridé ? Bon, petit cours de rattrapage en une phrase chrono pour les quelques internautes ignares qui nous lisent : Tim Burton est l'un des cinq meilleurs cinéastes américains des années 90 ; il a signé, entre autres, quelques petites merveilles comme "Ed Wood", "Edward aux mains d'argent" ou "Sleepy Hollow", avant que le croquemitaine d'Hollywood ne le rattrape et qu'il ne commette le massacre du remake de "La Planète des singes". Mais ne nous avançons pas trop : en ces temps là, l'imaginaire de Tim Burton était encore vierge de toute influence pécuniaire...
L'artiste de génie nous livre donc avec "L'étrange Noël de Mr Jack" une œuvre exceptionnelle, servie par la mise en scène impeccable de Henry Selick, à qui l'on doit entre autres "James et la pêche géante" et "Monkeybone" (où Brendan 'Momie' Fraser tenait le rôle principal).
Au cours de l'histoire du film, le spectateur sera amené à rencontrer une pléiade de personnages extravagants : du Dr Frankenstein avec l'option crâne amovible au maire schyzo, en passant par les garnements masqués ; on retiendra surtout cette grosse baderne d'Oogie-Boogie, un sac à patates garni d'insectes et crooner à ses heures perdues, qui s'avère être également une allégorie de l'enfer du jeu. Ces créatures fantasques évoluent dans des décors insolites (entendez par là extraordinaires), oscillant entre le gothisme baroque et la féerie pure, avec une légère préférence pour le gothisme - un penchant naturel de Burton, sans doute -… Champ de citrouilles au faciès ricanants, manoir biscornu, cimetière aux tombes 'gargouillesques', laboratoire diabolique encombré de fioles et d'éprouvettes : des décors directement tirés des poncifs de la littérature fantastique anglaise - la meilleure, soit dit en passant - et dont la transposition à l'écran s'avère tout simplement fabuleuse ! Mais il serait stupide de cantonner ce film à un simple livre d'images…
Après avoir débattu sur la forme, abordons donc le fond. Bien que limpide de prime abord, l'histoire de " L'étrange Noël de Mr Jack " soulève en réalité des questions essentielles (et symptomatiques du cinéma de Burton) : la quête de soi, l'intégration dans la société, l'acceptation de sa propre marginalité. Dieu merci, ce n'est pas Disney qui y apporte les réponses : l'épouvantail ne finira pas entouré de lutins débonnaires dans un parterre de lilas. Au contraire, rejeté par une société qui refuse de le comprendre, Jack s'en retourne à ses citrouilles, dans son petit village d'Halloween Town. Cette histoire aura eu le mérite de lui faire découvrir l'amour en la personne de Sally, une ravissante créature couturée, mélange avoué de Marlene Dietrich et de Lisa Marie (la muse et l'épouse de Tim Burton). En dépit de ce happy-end, le constat est loin d'être tout rose. Mais après tout, pourquoi tenter de s'intégrer dans un système qui ne nous mérite pas ? Le débat est lancé…
Alors, un conte métaphorique de plus ? Pas seulement, puisque "L'étrange Noël de Mr Jack" se révèle être également une comédie musicale, servie la partition ensorcelante de Danny Elfman. Un Danny Elfman inspiré par son sujet (profitions en, c'est pas tous les jours) qui signe ici la plus belle bande originale de toute sa carrière, un véritable opéra de l'horreur où des envolées oniriques et cauchemardesques croisent des échappées jazzy.
Et ce n'est pas tout ! Il est intéressant de noter que "L'étrange Noël de Mr Jack" a été, pour l'époque, une véritable révolution dans le domaine de l'animation puisque c'est le premier long métrage à avoir été entièrement réalisé avec la technique du "stop motion" (animation image par image de personnages faits de pâte à modeler), procédé utilisé plus tard -et avec autant de brio- pour "Chicken Run".
Un enchantement de tous les instants, donc, pour les yeux comme pour les oreilles.[...][http://tribaal.online.fr/Nightmare_before_christmas.htm]

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