Krishna

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Le 27/03/2019 L'emploi du temps

L'EMPLOI DU TEMPS Laurent Cantet - France - 2001 - 134 minutes MERCREDI 27 MARS à 20h Vincent, un consultant en entreprise, cache à son épouse qu'il a perdu son emploi. Pour subvenir à ses besoins, il commence à monter des escroqueries. Pris dans un engrenage, il se trouve amené à travailler pour un malfaiteur expérimenté. « C'est un modèle assez incroyable de création d'une fiction du travail, dont j'ai pioché quelques éléments, comme les arnaques financières sur les proches. Mais à peu près tout le reste du film est à l'opposé de cette histoire: le mensonge ne sert pas de protection, le personnage n'est pas un psychopathe. » (Laurent Cantet).

Le 19/03/2019 WATER

WATER

Water-Deepa Mehta - Inde/Canada - 2005 - 117 min

MARDI 19 MARS à 20h

1938, alors que le parti de Gandhi prône plus de droits pour les femmes, le film nous montre le destin d’un groupe de veuves recluses dans un temple. Il se focalise sur les relations entre une jeune veuve avide d’émancipation et un jeune homme d’une caste élevée mais imprégné des idées de Gandhi.

Film magnifique dénonçant les conditions de vies que subissaient les veuves dans l’Inde traditionnelle, il se veut aussi un plaidoyer sur la condition des femmes en général dans la société indienne actuelle.

Le 20/03/2019 LA SIRÈNE DU MISSISSIPI

LA SIRÈNE DU MISSISSIPI François Truffaut – France - 1970 -123 min

MERCREDI 20 MARS à 20h

Louis Mahé, un Français installé à La Réunion, attend le "Mississipi" et accueille sa fiancée Julie Roussel dont il a fait la connaissance grâce à une petite annonce. La jeune fille qui arrive ne ressemble pas à celle qu'il attendait mais Louis n'est pas déçu car elle est ravissante...

FT à Catherine Deneuve : «Avec La Sirène, je compte bien montrer un nouveau tandem prestigieux et fort : Jean-Paul [Belmondo] aussi vivant et fragile qu’un héros stendhalien, et vous, la sirène blonde dont le chant aurait inspiré Giraudoux. »

Le 13/03/2019 PROFESSION : REPORTER

PROFESSION : REPORTER

Profession : reporter - Michelangelo Antonioni - USA/Italie - 1975 - 126 min

MERCREDI 13 MARS à 20h

Qui n'a pas rêvé un jour de changer d'identité ? Pour David Locke, reporter qui n'y croit plus, l'occasion se présente à la lisière d'un désert d'Afrique noire. Dans un hôtel perdu, il maquille sa propre mort et se fait passer pour un autre.

« Je considère Profession : reporter comme un de mes films les plus aboutis au niveau de l'esthétique. Je considère également que c'est un film politique puisqu'il traite des rapports de l'individu avec la société.» (Michelangelo Antonioni).

Le 12/03/2019 LA REPETITION

LA RÉPÉTITION
Catherine Corsini – France – 2001 - 96 min

MARDI 12 MARS à 20h

Louise et Nathalie, trentenaires, se retrouvent par hasard, après s'être perdues de vue pendant dix ans. Louise est prothésiste dentaire et a pour petit ami Nicolas. Nathalie est maintenant comédienne de     théâtre, ce dont rêvait aussi Louise. Les deux comédiennes, Pascale Bussières et Emmanuelle Béart, sont formidables. La première a l'opacité obstinée qui crédibilise son person- nage ; la seconde survole les (d)ébats avec une aisance ébouriffante. Une plongée talentueuse, intelligente et sensible dans le cœur de deux femmes.

Le 6/03/2019 SOURIRES D'UNE NUIT D'ÉTÉ

Mercredi 6 mars 2019 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Cycle Ingmar Bergman (3/3)

SOURIRES D'UNE NUIT D'ÉTÉ
SOMMARNATTENS LEENDE

Ingmar BERGMAN - Suède - 1956 - 82 min)

"Malgré d’acerbes piques sociales, tout le film baigne dans une grisante euphorie qui le fit triompher à l’époque (le "Prix de l'humour poétique" à Cannes et une renommée internationale pour son auteur). L’amertume et le cynisme du propos fondent devant l’irrésistible invitation aux jeux de l’amour : les couples s’entre-déchirent et s’humilient, se font et se défont dans une atmosphère fin de siècle moqueuse et réjouissante."
N.T. Binh

"  Sourires d’une nuit d’été fut objectivement le meilleur film présenté à Cannes, c’est-à-dire le plus complet, le plus intelligent et en même temps le plus divertissant à voir. Sourires d’une nuit d’été qu’on jurerait adapté d’une excellente comédie rose et noire où il y aurait tout à la fois de Marivaux, de Strindberg et d’Anouilh est en réalité tout entier écrit par Bergman. Poésie et érotisme, humour et mélancolie, grâce des images, admirable direction des acteurs, tout concourt à faire de Sourires d’une nuit d’été, sorte de Règle du jeu suédoise, une manière de chef-d’œuvre."
Jacques Doniol-Valcroze, (Cahiers du cinéma, juin 1956).

« Durant une décennie, entre 1945 et 1955, écrit Olivier Assayas, il tourne parfois deux films par an, accumulant une œuvre assez riche et diverse pour suffire à la filmographie d’un autre. Bergman est à son apogée. Il a acquis une maîtrise complète de son art, tournant consécutivement entre 1955 et 1957 les trois films qui l’ont imposé auprès du public cinéphile du monde entier, Sourires d’une nuit d’été, Le Septième sceau et Les Fraises sauvages. » Son œuvre précédente, Monika, pourtant son quinzième film, installa Bergman dans le panthéon international. Tourné en 55 jours, Sourires d’une nuit d’étéle révélera définitivement, grâce au prix reçu à Cannes en 1956 – une récompense à la définition quelque peu extravagante : le Prix de « l’humour poétique » [...]). Bergman évoque le couple et ses ruptures, et mélange les genres : le film est tour à tour cocasse, libertin, tragique, poétique et surréaliste. « C’est avec ce film que l’on comprend le mieux les personnages de Bergman, écrit Jacques Siclier, qui fut l’un des grands critiques du MondeIl ne reste plus pour eux d’autre espoir que de se reformer en couples mieux assortis, pour recommencer d’être Adam et Eve loin du Paradis, condamnés au péché et à la souffrance. » Le travail sur la lumière est toujours aussi remarquable, comme un écrivain dont on dirait qu’il a, avant toute chose, du style. C’est aussi la marque des grands cinéastes que d’affirmer un parti pris visuel convaincu et beau. « On dirait un film éclairé par la Lune » écrivent les Cahiers du cinéma en juillet 1956. Les dialogues sont savoureux, évoquant les comédies shakespeariennes et le vaudeville. On pense également à La Règle du jeu, mais le cinéaste assura ne pas l’avoir vu. Comme chez Renoir, les classes sociales s’effacent devant les attirances physiques : la servante se sent supérieure à celle qui l’emploie, car elle a fait l’expérience de la sexualité. Les hommes, souvent ridiculisés, pensent davantage à la mort qu’aux sentiments qui semblent être des privilèges féminins : « Si l’amour est un mal, vive le mal ! ».
(Présentation du film au Festival Lumière 2013)

 

Le 13/02/2019 MONIKA

Mercredi 13 février 2019 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Cycle Ingmar Bergman (2/3)

MONIKA / SOMMAREN MED MONIKA

(Ingmar BERGMAN - Suède - 1952 - 87 min)

" Au moment de Monika, quelque chose fait irruption, une appropriation du néoréalisme, une clarté, une transparence, dont Harriet Anderson est l'incarnation. Une présence de cinéma, avec une aura qui brise l'image de la femme au cinéma, qui va jusqu'à son être intime. Et cela avec une légèreté de moyens qui s'impose progressivement, permet l'irruption de la nature et se resserre sur les visages." (Olivier Assayas, Le Monde, 27 septembre 2003)

HARRIET ANDERSON 
Jeune actrice de music-hall, Harriet Andersson est repérée à l’âge de dix- huit ans par Ingmar Bergman, qui écrit pour elle le scénario de Monika. II lui offre ainsi son premier rôle au cinéma, celui d’une jeune femme à l’érotisme puissant et au comportement incontrôlable, y compris pour elle-même. Très admiratif de son talent et de son naturel, le cinéaste dirige l’actrice dans ses quatre films suivants, entre 1953 et 1955 : La Nuit des forains, Une leçon d’amour, Rêves de femmes et Sourires d’une nuit d’été. Six ans plus tard, Andersson tient un de ses rôles les plus marquants dans un autre film signé Ingmar Bergman, À travers le miroir: elle est Karin, jeune femme schizophrène hantée par des visions mystiques. Leur collaboration se poursuit avec Cris et chuchotements (1973), où l’actrice interprète le rôle d’une femme mourant d’un cancer, et s’achève avec Fanny et Alexandre, en 1982. Après ces huit films, Bergman écrit de son actrice : 
C’est quelqu’un d’étrangement fort, mais vulnérable, son talent est traversé par des traits de génie. Son rapport à la caméra est direct et sensuel. En tant que comédienne, elle est souveraine, en une seconde, elle passe d’un extrême à l’autre, tantôt elle se laisse porter par l’émotion du personnage, tantôt elle enregistre avec objectivité les choses.” Ailleurs, il résume son magnétisme : “ La caméra tombe amoureuse de cette fille. Elle a une relation à la caméra.”

 

Le 6/02/2019 LE SEPTIÈME SCEAU

Mercredi 6 février 2019 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Cycle Ingmar Bergman (1/3)

LE SEPTIÈME SCEAU
DET SJUNDE INSEGLET

(Ingmar BERGMAN - Suède - 1957 - 102 min)

" Et lorsque l'Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit dans le ciel un silence d'environ une demi-heure " :
l'aventure du chevalier - qui apparaît de nulle part, rejeté par la mer sur la grève, de même qu'ex nihilo apparaît son adversaire,
la mort, se joue dans l'espace spirituel de cette demi-heure, au moment où le secret du ciel est en instance de révélation.

Dans la filmographie d’Ingmar Bergman, Le Septième Sceau apparaît comme l’un des films les plus ambitieux dans son propos, un film auquel il a voulu donner avant tout une dimension philosophique ou métaphysique. Comme pour lui donner plus de poids, voire une certaine légitimité, Bergman ancre ses réflexions dans un contexte historique : un chevalier de retour des Croisades cherche des réponses sur l’existence de Dieu. Outre toute une série de réflexions sur la crainte de la mort et la vanité de notre existence, cette trame lui permet de mettre en scène des plans vraiment remarquables, telle cette partie d’échec de Max von Sydow avec la Mort sur la plage ou la procession des pénitents. Toutefois, ce n’est pas tant la puissance ou la richesse des images qui frappèrent tant à l’époque et assurèrent à ce film (et à Bergman) sa renommée car, comme certains critiques ne manquèrent pas de le souligner, Le Septième Sceau ne peut guère se comparer avec les œuvres de Dreyer ou Sjöström. Non, c’est bien l’ambition de son propos qui lui valu d’être remarqué. Dans un registre plus anecdotique, on notera que le soin de Bergman dans le choix de ses jolies actrices est souvent cité sur ce film. [http://films.blog.lemonde.fr/2007/08/28/septieme-sceau/]

Au Moyen-Âge, un chevalier et son écuyer retournent en Suède après plusieurs années de croisades. Sur leur chemin, ils rencontrent la Mort avec qui le chevalier entame une partie d'échecs. L'occasion pour lui de trouver des réponses à ses questions métaphysiques.
« Est-ce qu'on peut jouer aux échecs avec la Mort ? Bien sûr que non, on perd toujours. Aujourd'hui, on peut aller voir toutes sortes de spécialistes afin de contrer, ne serait-ce qu'un temps, le prochain coup de la Mort. Grâce à une opération ou une radiothérapie on peut mieux s'en défendre, mais finalement c'est elle qui nous met échec et mat. Et Dieu ? Dieu ne vient pas à la rescousse, il ne fait que se taire. C'est le thème central du Septième Sceau. Nous sommes tous condamnés. On peut espérer, mais des indications concrètes qu'après la vie sur terre il existe autre chose, de préférence meilleure que celle-ci, n'existent toujours pas. Ce constat a tourmenté ce fils de pasteur qu'était Ingmar Bergman (1918-2007) pendant toute sa vie. S'il n'y a rien après, s'il ne reste rien, quel est le sens de cette misérable vie qu'est la nôtre ? Ces questions-là, on ne les retrouve plus très souvent dans le cinéma de fiction aujourd'hui. Trop graves, on n'a plus le temps, sauf quand on s'appelle Woody Allen. Ou Michael Haneke. Ingmar Bergman exprime ses doutes existentiels à travers chacun de ses principaux personnages. Le chevalier Block espère encore bénéficier de la Providence, contre tout bon sens. Son valet cynique Jöns a dépassé ce stade depuis longtemps. Il représente (...) le rationalisme occidental. Et puis il y a le jeune couple de baladins cheminant (...). Ils ne vivent que dans le présent, passionnément. Ce sont eux qui parviennent à échapper à la Mort. Ainsi, le réalisateur crée finalement encore un peu d'espoir dans son film. 
Paul Verhoeven (Extrait de Plus de Verhoeven, traduit du néerlandais par Harry Bos)
(La Cinémathèque française)

 

Le 30/01/2019 LA BALADE SAUVAGE

Mercredi 30 janvier 2019 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Cycle " En cavale " (3/3)

LA BALADE SAUVAGE / BADLANDS

(Terence MALICK - États-Unis - 1975 - 94 min)

5 raisons de (re)voir La balade sauvage de Terrence Malick
Alors que tout le monde parle de Terrence Malick et de son The Tree of Life, récemment palmé à Cannes, son premier long-métrage ressort judicieusement en salles. 38 ans déjà, et pas une ride!
1 - Une leçon de road-movie
Ce n'est plus un secret pour personne. A partir de la fin des sixties, Hollywood opère sa mue et l'espace d'une grosse décennie va déborder d'indépendance. C'est dans ce contexte qu'explose réellement le road-movie sur grand écran, un genre synonyme d'espace, de liberté et de tragédie. Easy Rider de Dennis Hopper en 1969, Macadam à deux voies de Monte Hellman en 1971, L'épouvantail de Jerry Schatzberg en 1973 et donc cette Balade sauvage en 1974, premier long d'un étudiant de l'American Film Institute passé par Harvard et Oxford, Terrence Malick.  
2 - Société, je vous hais !
Alors que le républicain Nixon s'apprête bientôt à faire ses valises à cause du Watergate et que le Vietnam brûle de ses derniers feux au napalm, la société nord-américaine est en crise. La jeunesse a besoin d'air. La balade sauvage, traduit cet état d'esprit. Nous suivons ici la fuite en avant du psychopathe Kit (Martin Sheen) et de la pure Holly (Sissy Spacek), jeunes et pas franchement innocents, pourchassés par une foule vengeresse.  
3 - L'éternel combat entre l'Homme et la Nature   
Dans les films de Terrence Malick, les hommes finissent toujours par saccager la nature qui les entoure. Les soldats de la Ligne rouge après avoir nagé dans le jardin d'Eden tombent sauvagement sur le champ de bataille, les amoureux des Moissons du ciel envoient en fumée des champs à perte de vue, le beau colon du Nouveau Monde, lui,  souille malgré lui la belle indigène en l'arrachant à sa terre natale. Dans La balade sauvage, si la forêt sert de refuge pour le couple en fuite, elle sera finalement le lieu de leur perte.  
4- Sheen-Spacek, un duo de rêve
Si le Nouvel Hollywood a vu l'émergence de jeunes cinéastes (Scorsese, de Palma, Spielberg...), de nouveaux visages se sont également imposés devant l'objectif. Faye Dunaway, Mia Farrow, Jack Nicholson, Al Pacino, de Niro... Sissy Spacek et Martin Sheen, le duo de cette Balade sauvage, s'imposent immédiatement. Elle, 25 ans, tout en tâche de rousseur, incarne pureté et innocence. Sissy sera bientôt Carrie pour de Palma et l'une des trois femmes de Robert Altman. Lui, 34 ans déjà, réincarnation de James Dean, porte beau le jean et le t-shirt blanc. Bientôt il connaîtra l'Apocalypse pour Coppola.  
5 - Pénultième film avant la disparition
Aussitôt apparu, aussitôt disparu ! A l'instar, des protagonistes de La balade sauvage, Terrence Malick était condamné à disparaitre. Ainsi après Les moissons du ciel, tourné 4 ans plus tard, l'homme ne va plus donner de nouvelles pendant 20 longues années. Tel Martin Sheen levant les bras en l'air devant l'objectif, Malick sait qu'il faut parfois se rendre pour mieux frapper un grand coup. 38 ans séparent aujourd'hui La balade sauvage de The Tree of Life. Il est intéressant de voir le chemin parcouru.
[Thomas Baurez, L’Express,  08 juin 2011] 

 

Le 23/01/2019 LES CHASSES DU COMTE ZARROFF

Mercredi 23 janvier 2019 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

En partenariat avec LE FESTIVAL DES MAUDITS FILMS 2019

LES CHASSES DU COMTE ZAROFF
THE MOST DANGEROUS GAME

(Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel - États-Unis - 1932 - 63 min)

. « Les Chasses du Comte Zaroff constitue, en tout état de cause,
un cauchemar à visée morale servi par une absence de sentimentalité et de pathos absolument inoubliabl
e. »
(Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, Robert Laffont, 1992, p. 261) 

Il est, dans l’histoire du cinéma, quelques très rares films qui peuvent être considérés comme des œuvres matricielles. Sans aucun doute, Les Chasses du comte Zaroff fait partie de ce cercle très fermé, et cette position ne tient pas aux indéniables qualités techniques et artistiques déployées par les auteurs du film, pluriel sciemment utilisé car la réussite de Zaroff tient à un véritable travail d’équipe, même si l’apport de Schoedsack reste primordial. Un film, si sublime soit-il, si parfait sa mise en scène puisse être, n’en devient pas pour autant une œuvre matricielle. Il faut que le film fonctionne, frappe les esprits, c’est une condition sine qua non. Mais il faut avant tout que son sujet même possède une forme de simplicité, d’évidence qui puisse permettre à des générations d’auteurs de venir à leur tour broder dessus, de l’utiliser pour développer leurs réflexions philosophiques, morales, sociales ou plus simplement pour éprouver leur maestria de metteurs en scène. Si The Most Dangerous Game est une œuvre matricielle, c’est parce que son thème, un homme chassant ses congénères, contient la promesse de multiples et inépuisables variations cinématographiques. Le brio et l’intelligence de la forme étant le garant que ce thème soit transcendé et que le film puisse s’installer naturellement dans la mémoire collective..

On est happé, et ce quel que soit le nombre de fois où on a déjà vu le film, quel que soit le nombre de fois qu’on ait vu son thème repris ailleurs. Il y a quelque chose de magique et de difficilement cernable qui est ici en jeu, mais une partie de cette magie tient certainement au fait que regarder Les Chasses du comte Zaroff, c’est ouvrir un livre d’images qui nous ramène aux contes de fées de notre enfance : il y a le château, ses cryptes inquiétantes que l’on explore à la lueur d’une bougie, sa porte interdite gardée par un colosse ; il y a la sombre forêt et sa meute de loups haletants ; et bien sûr il y a l’ogre. Ce dernier est l’un des atouts du film et l’on sait depuis l’adage hitchcockien que plus le méchant est réussi, plus le film l’est. Leslie Banks s’avère excellent en aristocrate suave et inquiétant, rôle archétypale qu’il habite avec une grande conviction. Pour preuve de son talent, la scène où il présente sa salle des trophées à ses prisonniers a été écourtée par la RKO suite aux premières previews. [Olivier Bitoun - dvdclassik.com]

RAPPEL DE LA PROGRAMMATION DANS LE CADRE 
DU FESTIVAL DES MAUDITS FILMS 2019

(Détails dans le programme spécial dédié)
Mardi 22 janvier, 20h
    EL TOPO (Alexandro Jodorowsky)
    (Interdit aux -12 ans) 
Mercredi 23 janvier, 18h
    SOLEIL DE FEU (Interdit aux -16 ans lors de sa sortie en salle – Larry Spiegel)
Samedi 26 janvier, 18h
    LE MONDE PERDU (Irwin Allen)
Samedi 26 janvier : Double Séances
    20h : GRINDHOUSE PINK FLAMINGO (John Waters)
    (Interdit aux -16 ans lors de sa sortie en salle)
    22h : CAPTAIN ORGAZMO (Trey Parker et Matt Stone)
    (Interdit aux -12 ans lors de sa sortie en salle)

 

 

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