Seconds, l'opération diabolique

Résumé

Arthur Hamilton est un homme d'âge mûr, marié, travaillant dans une banque à un poste haut placé. Un soir, il reçoit un jour un coup de téléphone de Charlie Evans, un ancien ami qu'il croyait mort. Charlie, qui l'avait déjà appelé hier, le convainc qu'il n'est pas mort, et lui propose un rendez-vous le lendemain. Hésitant, Arthur finit par se rendre à l'adresse donnée, où se trouve une blanchisserie. De là il est envoyé vers un abattoir, où il est mené dans un fourgon et convoyé jusque dans un bâtiment. Il est reçu par Ruby, qui lui explique qu'il peut s'engager dans un programme lui permettant de démarrer une nouvelle vie en échange de 30 000 dollars. Cet argent couvre entre autre les frais de chirurgie esthétique, et l'acquisition et la transformation d'un cadavre qui permet de simuler sa mort. N'acceptant pas tout de suite, d'une part Ruby le menace, d'autre part le créateur de la compagnie le convainc qu'il n'a pas d'attache solide dans sa vie actuelle. Il finit par signer le contrat....

(Source Wikipédia)

 

Pour la seconde année consécutive, le Festival des Maudits Films s'associe au cinéma Art et Plaisirs de Voreppe pour une séance hors les murs le samedi 17 janvier 2015.

Au programme de cette soirée "Regards Croisés / Maudits Films" : Seconds – L'Opération Diabolique de John Frankenheimer.

Le film sera présenté par Laurent Huyart, analyste filmique.

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Change pas de main

Mercredi 21 janvier 2015, 20h
Change pas de main 
Paul Vecchiali (France - 1975)
Salle Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)
 

Noël Simsolo et Paul Vecchiali sont des cinéphiles. Ils ont écrit un scénario de « film noir » où passent les souvenirs de Chandler : chantage exercé sur un personnage haut placé, détective privé, boîte de nuit louche, trafic de films « porno », implications politiques et vengeance personnelle. C’est, en somme, Le grand sommeil transporté en France. Mais les rôles qui devraient être tenus par des hommes le sont par des femmes, et de nombreuses séquences pornographiques – de cette pornographie « à la danoise » maintenant autorisée par la censure – s’inscrivent habilement dans la logique du récit. Évidemment les scènes sexuelles sans faux-semblants représentent aujourd’hui – voir le succès de La Foire aux sexes – un atout commercial. Sur ce point, Change pas de main n’est pas un film innocent. Son intérêt est pourtant ailleurs : dans la mythologie singulière de Vecchiali, que développaient déjà L’Étrangleur et Femmes femmes. On retrouve ici l’attention un peu morbide qu’il porte aux hommes physiquement ou moralement infirmes, aux femmes fanées, dures ou douloureuses qui, sous leurs allures de stars rétro parfois touchées par la limite d’âge, cherchent à échapper à leur nature.
Jacques Siclier • Le Monde, 18 septembre 1972.

Présenté en avant-première dans sa version restaurée, Change pas de main constitue l'unique incursion de Paul Vecchiali dans un genre abhorré : le film pornographique. Esthétiquement plus proche d'un érotique soft, cette oeuvre audacieuse s'illustre par ses clins d'oeil habiles au polar et sa dimension politique, témoignages d'un univers qui ne « changera pas demain ». La mise en scène teintée de surréalisme, parachève de brouiller les pistes pour le spectateur, pris à l'instar de l'héroïne dans un dédale d'intrigues tissées par des personnages ambivalents.

Film interdit aux moins de 16 ans

La projection sera suivie d'une discussion avec Christophe Bier sur « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cinéma pornographique sans jamais oser le demander », animée par Benjamin Cocquenet de Culturopoing.com.
Avant la projection, découvrez « The Abime » d'Esther Poisson
Séance présentée par Eric Peretti, en présence de la distributrice Emmanuelle Lacalm (Shellac)

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Titus

Mercredi 1er avril 2015, 20h
Titus [Charlie Cattrall (GB - 2013)]
Salle Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Prix du public au Festival du Film Britanique de Dinard
Attention: ce film est inédit en salle

Titus, jazzman afro-américain, dépérit à Londres chez une amie, séparé de son amour, son saxophone alto. C'est alors que Jessica entre dans sa vie pour mettre, pendant un temps, ses démons en sommeil. Titus nous plonge dans une histoire poétique, la rédemption d'un homme n'ayant connu que l'enfer. Il modernise le couple "film noir et blanc et jazz" pour le plaisir des yeux et des oreilles.
Le jazz, forcément ! Derrière l'histoire dramatique du scénario, il y a une magnifique invitation à l'écoute musicale. Certaines scènes sont portées par la musique. Paradoxalement, l'on peut savourer certains moments du film les yeux fermés. Mais ce serait dommage au vu de subtilité des angles de vues choisis lors de la réalisation.

Note: Le film n'ayant pas encore eu de distribution en France, on peut lire une critique du film lors de sa programmation au Raindance Film Festival (GB), et une interview de Charlie Cattrall sur la genèse du film dans les fichiers téléchargeables ci-dessous.

 

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Le couteau dans l'eau

Mercredi 13 mai 2015, 20h
Regards vers l'Est (1)
Le couteau dans l'eau / Noz w wodzie
[Roman Polanski (Pologne - 1962)]
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

ROMAN POLANSKI, principes d’incertitude
1962, Roman Polanski a 29 ans. Quinze longs-métrages de cinéma l’attendent…au minimum. Le premier d'entre eux affiche sa modernité, aussi désinvolte que construite, aussi spontanée que composée. Le couteau dans l'eau, co-écrit par Skolimowski, frère de Lodz, frappe par son économie de moyens. Deux hommes et une femme sur un bateau, un couteau passant de main en main pour aiguiser le suspens, et le tour est joué. Photo en noir et blanc, inventivité constante du cadre, maîtrise de l'espace clos (et extérieur), la rigueur de Polanski impressionne d'autant plus qu'elle ne se prend jamais au sérieux. Le couteau dans l'eau introduit dans son intrigue un troisième larron pour tendre encore davantage les rapports humains. Un étudiant auto-stoppeur libre comme l'air s'immisce dans la cage dorée d'un couple embourgeoisé. Sans le faire imploser, il le déstabilise et le remet en question. Pour dépeindre la violence ou la sexualité, Polanski use du même procédé. L'une et l'autre sont pratiquement élidés, pour mieux être mis en valeur. L'érotisme des corps semi-nus débouche pendant les deux-tiers du film sur une frustration (pas de passage à l'acte !) qui finit par prendre forme…hors-champ. Polanski n'a pas besoin de montrer Krisztina faisant l'amour avec son amant tant l'intensité sensuelle qui prévalait jusque-là, a décuplé l'effet attendu.[…]
Dans ce contexte réaliste, le fantastique s'immisce naturellement. C'est l'une des caractéristiques majeures du cinéma de Roman Polanski.
L’insistance sur un détail visuel ou sonore peut déboucher sur l’étrange : des enfants jouant en bas d'un immeuble, un orchestre de rue, le bruit d'un frigidaire ou l'eau qui goutte d'un robinet, tous ces éléments banals paraissent soudain transfigurés dans le contexte du film. Ils inquiètent.
Bernard PAYEN, rédacteur en chef d'Objectif Cinéma. [http://www.roman-polanski.net]

Un huis clos initiatique.
Pologne, début des années 60. Un couple de bourgeois invite un jeune auto-stoppeur à passer le week-end sur son yacht... Ce premier long métrage de Roman Polanski est l'oeuvre d'un cinéphile passionné. Deux hommes, une femme et un bateau lui suffisent pour faire sourdre une menace hitchcockienne sur une eau dormante. Et pour retrouver, par la sophistication de ses plans, la violence sexuelle latente d'un Mankiewicz ou d'un Kazan adaptant Tennessee Williams. Cette virtuosité sert des intentions multiples. Il y a la critique transparente d'un régime socialiste favorisant les privilèges qu'il était censé abolir. Et, au-delà, celle de l'embourgeoisement, que ce soit dans le couple ou dans le confort matériel. C'est, avant 68, le procès de la société de consommation. C'est, avant Pierre Bourdieu, celui de la domination masculine. Sauf que Polanski, lui, semble déjà sans illusions. Le jeune rebelle qu'il met en scène est fasciné par la puissance de l'homme arrivé. L'incartade féminine restera sans lendemain, et l'ordre conjugal et bourgeois, indépassable. En ce sens, le film rend compte d'un terrible processus de dressage.
Louis Guichard [Télérama, 15 janvier 2011]

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Les Aventures Fantastiques

Mercredi 27 mai 2015, 20h
Regards vers l'Est (2)
Les Aventures fantastiques / Vynalez zkazy
[Karel Zeman (Tchécoslovaquie - 1958)]
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

" Digne héritier de Meliès, Zeman surprend, intrigue, enchante, brouille les cartes,
traverse le monde des apparences pour rejoindre celui de l’onirisme."
Jean-Loup Passek (dir.) Dictionnaire du cinéma [Larousse (2001)  p. 842].

Présenté lors de l’Exposition universelle, Les Aventures fantastiques reçoit le Grand Prix du Festival de Bruxelles en 1958. Le film apporte à son réalisateur une consécration internationale. Les Aventures fantastiques (aussi connu sous le titre L’invention diabolique), deuxième long-métrage de Karel Zeman, est sa première adaptation de l’œuvre de Jules Verne.
Mêlant images en prises de vue réelles, effets spéciaux et décors directement issus des célèbres gravures des éditions Hetzel, le film reste un chef d’œuvre de féérie, attirant la curiosité pour un cinéma évoquant Méliès et ayant influencé ce que le cinéma contemporain compte de plus créatif. Il fut un réalisateur de génie qui inspira des grands noms du cinéma - Steven Spielberg, George Lucas, Peter Jackson ou Terry Gilliam - bien avant l’ère de la technologie numérique !

Les Aventures fantastiques, une adaptation de Face au drapeau, roman peu connu de Verne, est un maillon essentiel du travail de Karel Zeman. Il eut un énorme retentissement dans le monde entier et marque la véritable naissance du « style Zeman ». Il fait évoluer des acteurs en chair et en os dans des décors irréels inspirés des gravures des éditions originales des romans de Jules Verne. L’image gravée composée en fins réseaux de striures et hachures permet au réalisateur d’inventer un espace cinématographique homogène dont le spectateur se sent partie intégrante : Zeman n’hésite pas à peindre le décor, à fabriquer des costumes à « rayures graphiques », à créer des accessoires « gravés » au pinceau en noir et blanc. Le tournage est l’occasion de déployer un véritable feu d’artifice d’ingéniosité artisanale dans les trucages et la combinaison des techniques : maquettes, marionnettes, trompe-l’œil, surimpressions... Zeman souhaite arriver à une symbiose parfaite entre narration et effets spéciaux, et fait pour cela appel pour l’écriture du scénario au poète Hrubín et à l’écrivain et scénariste Jiří Brdečka.
Note : Face au drapeau paraît en 1886. Il appartient à la « période sombre » de Jules Verne, plus prudent envers le progrès technologique. « Le fulgurateur », arme de destruction massive qui attise la convoitise du comte d’Artigas, est le symbole de cette désillusion. Néanmoins, le livre concentre beaucoup de thèmes et de motifs majeurs de l’auteur (les machines, les îles et cratères, le sous- marin, la puissance de destruction de l’être humain) en s’inscrivant dans l’atmosphère de la défaite de la guerre contre l’Allemagne en 1870 (Le savant du livre a pour modèle le chimiste français Eugène Turpin, inventeur des canons gyroscopiques, qui vendit justement son invention à l’Allemagne – d’où le titre patriotique du roman).

Karel Zeman sur les romans de Jules Verne :
« J’ai toujours été attiré par Jules Verne, d’abord comme lecteur enthousiaste puis comme cinéaste qui aime à expérimenter jusqu’où peut aller la frontière des trucages cinématographiques. Chaque image de mon film rappelle une gravure célèbre des romans de Verne. Il s’agit naturellement d’un drame cinématographique et non d’un dessin. C’est pourquoi il était important, malgré la différence de matière et de surface des éléments, d’obtenir une unité dans la réalisation, afin que les spectateurs n’aient pas conscience, depuis la première image jusqu’à la dernière, de la complexité de la technique et de sa diversité ».

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La Garçonnière

Mercredi 4 novembre 2015 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Cycle "Billy Wilder"
La Garçonnière (The Appartment)
Billy Wilder (USA - 1960) 
5 OSCARS DONT CELUI DU MEILLEUR RÉALISATEUR, DU MEILLEUR SCÉNARIO ET DU MEILLEUR FILM

Parmi les grandes comédies de Billy Wilder, La Garçonnière constitue un sommet à la fois délicieusement grinçant et extrêmement touchant. En décrivant le désarroi sentimental d’un homme soumis à ses chefs, le cinéaste livre une vision cynique des rapports hiérarchiques au sein du monde de l’entreprise. Hilarant, le génie burlesque de Jack Lemmon (Certains l’aiment chaud) se reflète avec gravité dans le regard déchirant de Shirley MacLaine (Irma la douce), elle-même courtisée par le pataud Fred MacMurray (Assurance sur la mort). La comédie d’amour se transmue en un mélodrame noir et délicat, porté par le lyrisme de la musique et du Cinémascope. Chef-d’œuvre au ton doux-amer, La Garçonnière est un classique du cinéma et demeure sans doute l’un des plus beaux films de Billy Wilder. 

La garçonnière est en un sens un prologement de Sept ans de réflexion. Tous les utilisateurs de l'appartement sont un peu des Richard Sherman qui, eux, à l'inverse de ce dernier, libèrent leurs fantasmes sans être pour autant moins hypocrites, bien au contraire puisque ce lieu n'a d'autre fonction que dissimulatrice. Et la perversion va plus loin, puisque la monnaie d'échange devient corruption, promesse de promotion pour l'employé Baxter. Sexe, argent, réussite, rapports de classes, tout s'enchaîne inéluctablement, dans un gigantesque réseau de compromissions. Le revers de la médaille, tel est bien ce que va dénicher le film en détruisant le vernis des apparences et en bafouant le mythique "rêve américain".
                                                                                                                 Gilles Colpart, Billy Wilder, Filmo 4, Edilig, p. 91.

L'école de Vienne
On aura reconnu là une vision commune à nombre de cinéastes hollywoodiens venus d'Europe centrale. En particulier de Vienne. Il y aurait  un article à écrire sur ce qu'on pourrait appeler "l'Ecole cinématographique de Vienne". Des Viennois d'origine, comme  Von Stroheim, Sternberg, Lang, Preminger, Ulmer ou Wilder et des gens qui, bien que nés dans d'autres lieux, ont eu une formation artistique viennoise, tels que Lubitsch ou Max Ophuls, ont tous en commun cette vision pessimiste du monde. On peut l'expliquer peut-être, et d'une façon superficielle, par le fait que leur enfance s'est déroulée dans une société en pleine décadence, qui s'effondra en 1920.
                                                                                 Jean Douchet, Les Cahiers du cinéma, n° 113 (novembre 1960), p. 58-59.

« Wilder Touch »
Même s’il continue à tourner en noir et blanc, il y a chez Wilder une intelligence du présent et du réel, comme en témoigne cette charge hilarante contre la télévision, vulgaire déversoir de spots publicitaires. Cette faculté d’observation naquit indéniablement dans ses jeunes années de journaliste à Vienne et à Berlin, où il se montrait capable d’écrire sur à peu près tout : sport, politique (et, à l’occasion d’un reportage sur la perception du fascisme italien par l’intelligentsia viennoise, de se faire mettre à la porte par Sigmund Freud en personne !), potins mondains ou musique, particulièrement le jazz. Cette intelligence est celle d’un esprit sans doute supérieurement vif et réactif, une donnée tout à fait palpable dans le livre d’entretien avec Cameron Crowe, alors que le cinéaste a plus de 90 ans. Il faut ajouter à cet aspect sa collaboration avec celui qui devint son scénariste et complice à la fin des années 1950, Izzy Diamond, auquel Wilder accorde la paternité du légendaire « Nobody is perfect ! » qui vient clore Certains l’aiment chaud. En de si bonnes mains, La Garçonnière présente un récit touffu mais parfaitement fluide, des personnages formidablement écrits. Et, évidemment, les brillants dialogues du duo ; quand Baxter demande à son supérieur de libérer son logement à 20 heures, ce dernier lui rétorque : « Ces choses-là n’ont pas des horaires comme les bus ! »
Arrivant après l’âge d’or de la comédie américaine des années 1930, Wilder a su en faire une synthèse mariant (en ajustant le curseur selon les films) la rythmique, la corporalité et l’outrance de la screwball comedy aux acquis de la comédie sophistiquée, en bon héritier d’Ernst Lubitsch, pour lequel il fut coscénariste de La Huitième Femme de Barbe-Bleue et Ninotchka, dans les deux cas avec Charles Brackett. Pour Ninotchka, alors que les deux scénaristes planchaient durement pour que l’on comprenne sans monologue ou d’interminables lignes de dialogue que la rigide bolchevique était gagnée par les charmes de Paris et du capital, Lubitsch intervint en disant : « On va faire une scène avec le chapeau. » En effet, en arrivant à Paris, Ninotchka tombe en arrêt devant une vitrine, désigne à ses trois condisciples un chapeau dont la forme extravagante (et phallique) annonce, selon elle, la fin de la civilisation capitaliste.
Un chapeau qui revient beaucoup plus tard dans le film ; Wilder explique la fameuse scène de "conversion" : « Elle chasse les trois commissaires de sa chambre, ferme sa porte, ouvre son placard, en sort le chapeau, se le met sur la tête et se regarde dans la glace. » Le cinéaste fut ainsi à la bonne école de la « Lubitsch Touch » : l’implicite, l’allusion (souvent plus graveleuse chez Wilder que Lubitsch) et un fétichisme lié aux objets.
S’il n’y a pas de « coup du chapeau » dans La Garçonnière, on y trouve un brillant « coup du miroir », objet par lequel transite la révélation que Fran est la maîtresse de Sheldrake. Pas une ligne, pas un mot, mais une formidable efficacité dramaturgique. Le miroir est brisé, de même que le film et Baxter.

                                                                                                                                                              Arnaud Hée [critikat.com]

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