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Convoi de femmes

Convoi de femmes

Mercredi 13 janvier 2016 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)
Cycle " Retour vers l'Ouest " (2/4)

Convoi de femmes / Westward Women
William A. Wellman (USA - 1951)

" Le plus beau monument cinématographique élevé à la gloire de la femme-pionnier."
J.L. Rieupeyrout.

Drôle de western féministe mais très classique, concentré du style de Wellman : le soin des cadrages (certains, avec personnage en contre-plongée et profondeur de champ, pourraient être tirés d'un film soviétique), le goût des ellipses (l'attaque des Indiens est juste suggérée par la bande-son), l'intelligence de la mise en scène et un humanisme qui auréole chaque plan.
Anne Dessuant [Télérama, 10 nov. 2012].

William A. Wellman se définit davantage par la portée des sujets de ses westerns que par leur mise en scène. A une forme apparemment banale, et d'une prudence calculée en vue de l'efficacité dans le respect des règles, répond une rigueur dramatique, essentiellement basée sur la valeur humaine de l'histoire.
J.L. Rieupeyrout, La grande avanture du western (1894 - 1964), Editions du Cerf, Paris ,1971, p. 285-286.

La mise en scène
L'économie narrative et la pudeur de la réalisation n'empêchent pas des cadrages constamment maîtrisés, une mise en scène jamais répétitive et de nombreuses séquences d'une grande force dramatique, captivantes et tendues (l'orage dévastateur, la descente des chariots sur une pente très raide, l'affolement des mules, l'accouchement en plein désert, le viol d'une ex-prostituée et le "meurtre" du violeur par Buck...). Presque deux heures durant, Wellman va tour à tour nous émouvoir, nous émerveiller, nous faire rire, sourire, et nous scotcher à notre fauteuil. Quant au magnifique final, il devrait vous faire vous lever de votre fauteuil, les larmes aux yeux, exultant de bonheur ! Convoi de femmes est un western atypique, un vibrant hommage à ces pionnières, un mélange de réalisme sec, de tendresse, de vigueur conjugué à l’humanisme typique de l'auteur de l'histoire. Le mélange des styles et des univers aussi opposés que ceux de William Wellman et de Frank Capra pouvait sembler incohérent sur le papier, mais l'âpreté de l'un accolée à la douceur de l'autre se révèle finalement une mixture totalement harmonieuse, et le résultat en est ce formidable et puissant chef-d’œuvre ! 
Eric Maurel [dvdclassik.com]

Le jeu des acteurs
Robert Taylor est excellent en rustre déterminé à arriver à bon port d'abord par intérêt personnel, puis par admiration pour ces femmes (il faut voir son sourire de fierté quand elles refusent de rebrousser chemin après une énième difficulté), ses femmes qu'il a rendu plus solide et résistante que des hommes. Hope Emerson en matriarche au coeur gros comme ça est également magnifique, tout comme Denise Darcel tout en séduction (il est vraiment dommage qu'elle n'ait pas fait plus de films entre Vera Cruz et celui-ci elle impose une sacré présence) et fragilité et formant un couple explosif avec Robert Taylor. On reconnaît la touche Capra dans cette manière de positiver et d'aller de l'avant envers et contre tout, qui culmine lors d'une magnifique et truculente conclusion où tous les efforts sont enfin récompensés. C'est ici que l'Amérique de demain commence, l'avenir leur appartient.              
[http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2011/03/convoi-de-femmes-westward-women-william.html]

On trouvera en fichier joint un article étonnant du journal Le Monde du 13 octobre 1989 où, parfois, l'actualité peut rejoindre la fiction cinématographique.


 

Dernière modification lemardi, 12 janvier 2016 19:09

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