Velvet Goldmine

Demain, Mercredi 13 avril à 20h, aura lieu
l'Assemblée générale du Ciné-club de Grenoble dans ses locaux :

4 rue Hector Berlioz (en face du Cinéma Juliet-Berto), 3è étage.
Nous vous y attendons. Soyez nombreux.

Mardi 12 avril 2016 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)
En partenariat avec le Festival "Vues d'en face"

Velvet Goldmine
Todd Hayne (Etats-Unis - 1984)

Velvet Goldmine, un film-OVNI
Il existe de ces films dont on a du mal à se faire immédiatement une opinion. Le genre de films après lesquels on reste le regard fixé sur l'écran en se demandant, au fond, ce qu'on vient de voir : était-ce un chef-d'œuvre ou un navet ? Une comédie ou un drame ? Cette drôle de mise en scène était-elle originale ou grotesque ? Suis-je sous le charme ou déçue ? Des films-OVNI, uniques en leur genre, déroutants de par leur totale originalité. Des films qu'il faut souvent revoir plusieurs fois pour réellement les apprécier pour ce qu'ils sont.
Velvet Goldmine fait partie de ces OVNI inclassables. Peu connu du grand public (malgré un casting plus que prometteur), ce troisième long-métrage de Todd Haynes (surtout célèbre depuis pour son biopic génialement inventif sur Bob Dylan, I'm Not There) a toutefois acquis un statut culte pour une poignée de fans, tel un Rocky Horror Picture Show tendance glam rock. Sauf que Velvet Goldmine est bien plus qu'un délire parodico-absurde que personne n'a jamais pris au sérieux ; c'est également un vrai, beau et bon film pour lequel j'ai eu un énorme coup de cœur.
Alors, finalement, dans quel catégorie classer Velvet Goldmine ? Difficile à dire, puisque le film est une vraie mozaïque de styles, changeant de genre comme Brian Slade change de coiffure. Le terme "film musical" semble s'appliquer au vu du sujet et de l'importance accordée à la musique, même si ce n'est pas une comédie musicale. Il y a du drame, ainsi qu'une part de comédie et même des bribes de polar. C'est également un "biopic fictif" (terme paradoxal...), doublé d'un hommage à Bowie et au glam rock. Mais c'est aussi et surtout un film unique, follement original, avec une équipe d'acteurs au top de leurs capacités et une bande originale sublime. Une curiosité à voir absolument, pour les fans des seventies comme pour les autres !
[http://lilismovies.blogspot.fr/2013/09/velvet-goldmine.html]

Glamorama
Sans vouloir retracer la vie d’un artiste en particulier, Haynes souhaitait aborder la grande époque du glam rock en s’appuyant sur ses figures mythiques (David Bowie, Iggy Pop, Lou Reed…) et leurs morceaux les plus célèbres. Mais devant le refus catégorique de Bowie d’autoriser l’exploitation de sa musique, le réalisateur a pris la tangente : en dépit de quelques reprises (dont le fameux 20th Century Boy de T-Rex et Marc Bolan), Velvet Goldmine s’appuie sur une bande-son originale bluffante d’authenticité. La galerie de personnages qui peuple le film est à l’avenant : pas besoin que Brian Slade, l’anti-héros du film incarné par Jonathan Rhys Meyers, s’appelle David Bowie pour y reconnaître son double période Ziggy Stardust ; Curt Wild, l’icône trash interprétée par Ewan McGregor, est un parfait mélange d’Iggy Pop (pour le look et le jeu de scène) et Lou Reed (pour les éléments biographiques, notamment la relation homosexuelle avec Brian Slade/David Bowie et l’enfance traumatisée par les électrochocs).
Débarrassé des contraintes morales et légales poussives qui plombent la majeure partie des biopics et les font ressembler à des clips promo douteux pour le musée Grévin (meilleur exemple récent : Grace de Monaco), Todd Haynes a ainsi pu aborder Velvet Goldmine comme un véritable thriller musical à la structure narrative proche d’un Citizen Kane : un ex-fan de Brian Slade, devenu journaliste (Christian Bale, que l’on aura rarement vu aussi juste et sobre depuis), est sommé d’enquêter sur ce qu’est devenue son idole après que celle-ci ait savamment orchestré, au faîte de sa gloire, son faux assassinat lors d’un concert. En remontant le fil du parcours chaotique du chanteur, le journaliste revient sur sa propre histoire (la découverte de son homosexualité) et replonge la tête la première dans ses souvenirs pour mieux comprendre les enjeux d’un courant artistique et musical aussi éphémère que radical, qui puise sa source dans les écrits d’Oscar Wilde autant que dans les folies esthétiques des cabarets.
Fabien Reyre [http://www.critikat.com/dvd-livres/dvd/velvet-goldmine.html]

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