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Festival des Maudits Films

Festival des Maudits Films (13)

Yor le chasseur du futur

Samedi 24 janvier 2015 - 22h - Salle Juliet Berto

Soirée Grindhouse - Double programmation

Il mondo di Yor
Film italo-turc de 1983 - 88 mn

Réalisation : Antonio Margheriti
Scénario : Antonio Margheriti, Robert D. Bailey d’après Ray Collins et Juan Zanotto
Interprétation : 
Reb Brown, Corinne Cléry, John Steiner, Carole André

Yor est un fier guerrier de son époque - la préhistoire - qui désire découvrir son passé, savoir d’où il vient... et si c’était du futur ?

Ne vous y trompez pas: le nom d’Anthony M. Dawson sur lequel s’ouvre le générique cache bel et bien le nom d’Antonio Margheriti, auteur des grandioses Danse macabre et La Vierge de Nuremberg. Nulle trace de l’élégance habituelle de Margheriti ici avec cette improbable rencontre entre Les Maîtres de l’Univers et La Guerre du feu, qui parvient toutefois à tutoyer la grandeur de perles comme Conquest de Fulci, voire même2019, après la chute de New York de Martino: du très grand art pour fins gourmets. On aimerait réellement trouver les mots pour parler de la délicatesse de la performance de Reb Brown, des effets spéciaux bluffants, de la finesse d’un scénario tout en nuances et du charme particulier du doublage, mais on préfère vous laisser le bonheur de la découverte. Non, vraiment, de rien.

L’habituelle double-programmation «Grindhouse» qui clôture chaque Maudits Films met à l’honneur, cette année, les souvenirs d’enfance de toute une génération en réhabilitant ces héros souvent connus via la télévision alors qu’ils ont pris vie sur le grand écran.

Séances présentées par Eric Peretti

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Sankukaï, les évadés de l'espace

Samedi 24 janvier 2015 - 20h - Salle Juliet Berto

Séance Grindhouse - Double programmation

Uchu kara no messeji
Film japonais de 1978 - 105 mn

Réalisation : Kinji Fukasaku
Scénario : Jerico, Charles S. Haas
Interprétation : 
Vic Morrow, Sonny Chiba, Peggy Lee Brennan, Etsuko Shihomi, Philip Casnoff, Tetsuro Tamba

An 5001. La planète Jillucia a été pratiquement détruite par les odieux Stressos. Le chef des survivants, soutenue par la princesse jillucienne, s’en remet au dieu Liabé et disperse dans l’univers huit noix divines capables de découvrir les huit héros qui, unissant leurs forces, libèreront Jillucia.

«San Ku Kaï, San Ku Kaï, c’est la bataille, c’est la bataille...» Toute une génération télévisuelle fut bercée par ce générique concocté par Eric Charden et Didier Barbelivien pour la série «San Ku Kaï» créée suite au film Les Évadés de l’espace (et non l’inverse). Comme beaucoup de pays, le Japon voulut lui aussi avoir son Star Wars. Pour cela, Kinji Fukasaku se mit aux manettes (c’était après Le Cimetière de la morale et bien avant Battle Royale) de cet objet filmique quand même identifiable : une princesse, des pilotes dans l’espace, un robot qui parle, un grand méchant hideux, une force magique. Des ingrédients certes déjà vus, mais ici depuis le pays du soleil levant, où les maquillages outranciers sont de rigueur, l’humour bon enfant, les sentiments exacerbés et les costumes en import direct des magazines de modes des années 80. En fait, on ne remerciera jamais assez George Lucas et son Star Wars. Sans eux, nombre de films n’auraient jamais vus le jour, et cela aurait été bien regrettable !

L’habituelle double-programmation «Grindhouse» qui clôture chaque Maudits Films met à l’honneur, cette année, les souvenirs d’enfance de toute une génération en réhabilitant ces héros souvent connus via la télévision alors qu’ils ont pris vie sur le grand écran.

Séances présentées par Eric Peretti

 
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Gorge Profonde

Vendredi 23 janvier 2015 - Minuit - Salle Juliet Berto

Deep Throat
Film américain de 1972 - 61 mn

Réalisation : Gerard Damiano
Scénario : 
Gerard Damiano
Interprétation : 
Linda Lovelace, Dolly Sharp, Harry Reems, Carol Connors

Linda a tout pour être heureuse. Une chose lui fait cependant souci : elle n'est jamais parvenue à l'orgasme. S'inquiétant de cet état de fait, elle se confie à son amie Helen qui l'oriente vers un médecin. Ce dernier va faire une étrange découverte.

1972, année pornographique. Une petite équipe tourne en six jours à Miami un film destiné au circuit clandestin; défiant les lois alors en vigueur sur l’obscénité, celui-ci va rapidement se retrouver à l’affiche des salles de cinéma, devenant ainsi l’un des plus gros succès d’audience du cinéma pornographique américain: le mythe Gorge profonde était né. Mais au-delà de sa réputation sulfureuse, l’œuvre de Damiano saisit aujourd’hui encore par sa modernité, son humour et son ton résolument féministe: car si l’intrigue, qui défie les lois de l’anatomie humaine, est un prétexte habile à la démonstration des talents de la troublante Linda Lovelace, le film n’en fait pas moins la part belle au plaisir féminin et à la quête de jouissance de son héroïne... Alors détendez-vous et embarquez pour une expérience charnelle et cinématographique délicieusement seventies; qui sait... peut-être entendrez-vous les cloches sonner !

Séance présentée par Eric Peretti

Interdit aux moins de 18 ans - classé X

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Le salaire du diable

Vendredi 23 janvier 2015 - 22h - Salle Juliet Berto

Man in the Shadow
Film américain de 1957 - 80 mn

Réalisation : Jack Arnold
Scénario : Gene L. Coon
Interprétation : 
Jeff Chandler, Orson Welles, Colleen Miller, Paul Fix, Barbara Lawrence, James Gleason

Une petite ville du Texas vit sous la coupe et l’autorité absolue d’un propriétaire terrien. Quand le shérif local apprend qu’un meurtre a été commis, il commence son enquête malgré les protestations et les intimidations.

Reprenant un sujet maintes fois utilisé dans le western classique - le shérif intègre face au riche propriétaire se voulant au-dessus des lois - Jack Arnold met de côté les créatures monstrueuses et extra-terrestres qui l’ont fait connaître (L’Étrange créature du lac noirTarantulaLe Météore de la nuit...) pour signer un western moderne  d’ambiance pessimiste, très noir malgré la lumière brûlante du Texas. Si les messages de tolérance étaient trop subtils pour certains dans ses précédents films, ici, il n’en est rien: Arnold tire à bout portant sur le fascisme, le racisme et la cruauté humaine. Difficile de rester de marbre devant les scènes de violence, même quand elles sont hors-champs - Jack Arnold laisse faire notre imagination, plus riche en horreur que tous les monstres qu’il aurait pu filmer, excepté l’Homme. Porté par un Jeff Chandler tout en nervosité retenue et un Orson Welles fidèle à lui-même dans son arrogance, ce Salaire du diable est un véritable joyau noir.

Séance présentée par Eric Peretti

Copie issue des collections de la Cinémathèque de Grenoble

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La Colline à des yeux

Vendredi 23 janvier 2015 - 20h - Salle Juliet Berto

The Hills Have Eyes
Film américain de 1977 - 89 mn

Réalisation : Wes Craven
Scénario : Wes Craven
Interprétation : 
John Steadman, Janus Blythe, Peter Locke, Dee Wallace, Michael Berryman

En route vers la Californie, une famille fait un détour par le désert du Nouveau-Mexique afin de retrouver l’emplacement d’une mine d’argent. Lors d’un arrêt à une station service, ils refusent d’écouter les avertissements d’un vieil homme.

Lorsque Wes Craven entreprend La Colline a des yeux en 1977, il n’est encore que l’auteur controversé deLa Dernière maison sur la gauche, succès surprise des séances de minuit du début de la décennie. Son survival peuplé de cannibales irradiés cachés dans le désert va faire de lui l’un des plus importants auteurs du cinéma d’horreur américain. Vaguement inspiré de faits divers historiques, La Colline a marqué son public avec une ribambelle de personnages aujourd’hui devenus classiques - au premier rang desquels l’impressionnant Pluto (Michael Berryman) - et de scènes chocs jamais égalées par les nombreux séquels et remakes. Film culte des vidéo-clubs, toujours puissant quarante ans plus tard, plus incontournable que jamais et à découvrir d’urgence sur grand écran !

Séance présentée par Maxime Lachaud, auteur de «Redneck Movies, ruralité et dégénérescence dans le cinéma américain»

Film interdit aux moins de 16 ans

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Le retour de la créature du lagon

Jeudi 22 janvier 2015 - 22h - Salle Juliet Berto

Return of the Swamp Thing
Film américain de 1989 - 88 mn
Réalisation : Jim Wynorski
Scénario : Neil Cuthbert, Grant Morris, d’après les comics de Len Wein et Bernie Wrightson
Interprétation: Louis Jourdan, Heather Locklear, Dick Durok, Sarah Douglas, Ace Mask

Le Dr Arcane, qui a survécu à son affrontement avec la créature du marais, est toujours déterminé à devenir immortel. Pour cela, il est prêt à sacrifier sa belle-fille, Abby. Mais la créature veille...

Suite hautement improbable de la série B réalisée par Wes Craven en 1982, ce Retour de la créature est un cocktail savamment dosé de stupidité jouissive, de n’importe quoi miraculeux et de funk réjouissant. Des scène de dragues inoubliables entre l’homme «plant-aquatique» et une Heather Locklear manifestement droguée aux instants kitsch indescriptibles, cette créature du marais (ou du lagon en traduction française) offre son pesant de «what the fuck» à chaque seconde. On serait bien tenté de dire qu’il faut le voir pour y croire : vous ne le regretterez pas !

Attention ! Soyez à l’heure ! Avant de faire connaissance avec la «créature du marais», la belle Wanda de Lullabies vous présentera sa créature dans un show inoubliable !

En partenariat avec la Cinémathèque de Grenoble, copie issue de leurs collections

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Quand la jungle s'éveille

Jeudi 22 janvier 2015 - 20h - Salle Juliet Berto

Curucu, Beast of the Amazon
Film américain de 1956 - 76 mn
Réalisation : Curt Siodmak
Scénario : Curt Siodmak
Interprétation : Beverly Garland, John Bromfield, Harvey Chalk, Larri Thomas

L’aventurier Rock Dean et le Dr Andréa Romar recherchent des plantes médicinales en Amazonie. Or, les plantations sont désertes, les travailleurs ont fui, craignant d’être vicitmes d’une créature monstrueuse : Curucu.

Moins connu que son grand frère Robert, Curt Siodmak a pourtant près de quatre-vingt scénarios à son actif - principalement de séries B - de petits métrages aux titres alléchants tels que Frankenstein rencontre le loup-garou (R.W. Neill) à Sherlock Holmes et le collier de la mort de Terence Fisher en passant par le chef-d’oeuvre de Jacques Tourneur, Vaudou. A comparer, ses passages derrière la caméra sont rares, à peine une dizaine de films, et ses réalisations respecteront tous les clichés de la série B. Ainsi dans ce Curucuretrouvons-nous avec délectation un exotisme de pacotille, des jungles de studio, du kitschissisme et des stock-shots animaliers, sans oublier les stars John Bromfield et Beverly Garland, l'une des premières « scream-queen » du cinéma. Une vraie friandise pour cinéphile (ou pas).

En partenariat avec la Cinémathèque de Grenoble, copie issue de leurs collections

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Change pas de main

Mercredi 21 janvier 2015, 20h
Change pas de main 
Paul Vecchiali (France - 1975)
Salle Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)
 

Noël Simsolo et Paul Vecchiali sont des cinéphiles. Ils ont écrit un scénario de « film noir » où passent les souvenirs de Chandler : chantage exercé sur un personnage haut placé, détective privé, boîte de nuit louche, trafic de films « porno », implications politiques et vengeance personnelle. C’est, en somme, Le grand sommeil transporté en France. Mais les rôles qui devraient être tenus par des hommes le sont par des femmes, et de nombreuses séquences pornographiques – de cette pornographie « à la danoise » maintenant autorisée par la censure – s’inscrivent habilement dans la logique du récit. Évidemment les scènes sexuelles sans faux-semblants représentent aujourd’hui – voir le succès de La Foire aux sexes – un atout commercial. Sur ce point, Change pas de main n’est pas un film innocent. Son intérêt est pourtant ailleurs : dans la mythologie singulière de Vecchiali, que développaient déjà L’Étrangleur et Femmes femmes. On retrouve ici l’attention un peu morbide qu’il porte aux hommes physiquement ou moralement infirmes, aux femmes fanées, dures ou douloureuses qui, sous leurs allures de stars rétro parfois touchées par la limite d’âge, cherchent à échapper à leur nature.
Jacques Siclier • Le Monde, 18 septembre 1972.

Présenté en avant-première dans sa version restaurée, Change pas de main constitue l'unique incursion de Paul Vecchiali dans un genre abhorré : le film pornographique. Esthétiquement plus proche d'un érotique soft, cette oeuvre audacieuse s'illustre par ses clins d'oeil habiles au polar et sa dimension politique, témoignages d'un univers qui ne « changera pas demain ». La mise en scène teintée de surréalisme, parachève de brouiller les pistes pour le spectateur, pris à l'instar de l'héroïne dans un dédale d'intrigues tissées par des personnages ambivalents.

Film interdit aux moins de 16 ans

La projection sera suivie d'une discussion avec Christophe Bier sur « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cinéma pornographique sans jamais oser le demander », animée par Benjamin Cocquenet de Culturopoing.com.
Avant la projection, découvrez « The Abime » d'Esther Poisson
Séance présentée par Eric Peretti, en présence de la distributrice Emmanuelle Lacalm (Shellac)

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