Krishna

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Le 4/04/2018 Le Journal d'une femme de chambre

LE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE

Luis Buñuel - France - 1964 - 98 min
MERCREDI 14 MARS à 20h MERCREDI 4 AVRIL à 20h

Engagée comme femme de chambre chez Monteil, Célestine observe les petits et grands travers de chacun.
 C’est le premier film de la  dernière période de Luis Buñuel où il tournera  essentiellement en France et toujours avec la collaboration  de Jean-Claude Carrière pour  le scénario. Le roman  d’Octabe Mirbeau, qui se déroulait à la fin du 19ème  siècle, est transposé en 1928. En repoussant ainsi l’action du roman, le cinéaste s’offre une belle vengeance sur ceux qui bâillonnèrent ses débuts. Un film intemporel qui brille par ses allures de comédie noire et par la présence de Jeanne Moreau.

Le 28/03/2018 La Baie des Anges

Jacques Demy - France - 1963 - 90 min

MERCREDI 28 MARS à 20h

Jean, petit employé de banque, est initié au jeu par un collègue. Sa chance est insolente. Il part alors pour Nice où il rencontre Jackie qui ne vit que pour le jeu.

Jacques Demy se passionne pour le hasard des rencontres et la révolution qu’elles provoquent dans les coeurs. Il ne cesse de jouer sur les contrast es du noir et blanc pour dépeindre le choc de deux mondes qui finissent par s’imprégner l’un de l’autre. Vibrante, la musique de Michel Legrand épouse parfaitement le sujet du film avec son thème répétitif. Avec Jeann Moreau en blonde platinée !

Le 21/03/2018 La Mariée était en noir

François Truffaut - France - 1967 - 100 min

MERCREDI 21 MARS à 20h

Veuve le jour de son mariage, Julie élimine l’un après l’autre les hommes qu’elle pense reponsables de la mort de son mari.

Grand admirateur du roman noir américain et des réalisations d’Alfred Hitchcock, Truffaut adapte le roman de William Irish contant l’implacable vengeance d’une femme. Retrouvant Jeanne Moreau, le réalisateur lui offre un de ses plus beaux rôles, à la fois troublant, poignant, glaçant, avec Michel Bouquet, Michaël Lonsdale, Claude Rich, Charles Denner et Jean Claude Brialy pour partenaires

Le 14/03/2018 La Mort suspendue

LA MORT SUSPENDUE 
Touching the Void - GB - 2003 - 106 min
MERCREDI 14 MARS à 20h 
1985 : Joe Simpson et Simon Yates, s’attaquent à une première, la face  ouest du Siula Grande dans  Cordillère des Andes, au Pérou. C’est le premier Après trois jours, ils parviennent au sommet

La réussite du film tient à la  combinaison habile de ses deux  niveaux, fiction et documentaire, déroulant le fil d'une aventure humaine qui nous concerne tous.

Le 7/03/2018 The Thing

INTERDIT AUX -12 ans THE THING John Carpenter - Etats-Unis - 1982 - 109 min MERCREDI 7 MARS à 20h Antarctique, base américaine. Un hélicoptère de la base norvégienne voisine s’écrase alors que son équipage essayait d’abattre un chien de traîneau en fuite... Le cauchemar  peut commencer.

Plus qu’un simple remake du film de Christian Nyby et Howard Hawks de 1951, Carpenter nous livre ici une des référence d’horreur. Un film séminal qui vous maintiendra complètement rivé à votre fauteuil !

Le 6/03/2018 Mysterious Skin

MYSTERIOUS SKIN INTERDIT AUX -16 ans Gregg Araki - Etats-Unis - 2004 -100 min
MARDI 6 MARS à 20h
Brian, 8 ans, se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans aucune idée de ce qui a pu lui arriver. A partir de là, sa vie change du tout au tout: il a désormais peur du noir, souffre de cauchemars et d’évanouissements.

Un film sur la pédophilie, oui, mais non. Adapté du roman de Scott Heim, Mysterious Skin relève de cette rareté : un cinéma à sujet qui ne verse jamais dans le cinéma de dossier. Stylé, captivant, délicat, c'est le meilleur film (et de loin) du réalisateur américain Gregg Araki.

Le 28/02/2018 Jeremiah Jonhson

Mercredi 28 février 2018 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Cycle " Blanche comme neige " (1/3)

Jeremiah Johnson

Sydney POLLACK (États-Unis, 1972 - 108 mn)

" Nous ne voulions pas insister sur l’aspect excessivement violent ou barbare du personnage, mais plutôt
raconter l’histoire d’un homme qui renie la société organisée et s’élève jusqu’à des montagnes vierges
pour se modeler une vie à sa mesure, libérée des contraintes imposées par la civilisation.
Il découvrira que pareille beauté n’existe pas
…" (Sydney Pollack).

Partir à la recherche d'un mode de vie en harmonie avec la nature, voilà un thème faisant précisément écho au mouvement hippie en vogue depuis les années 1960. Pourtant en cette année 1972, Sydney Pollack, tout comme Wes Craven et John Boorman la même année avec respectivement La dernière maison sur la gauche et Délivrance, va malmener cette douce utopie. Ce que Jeremiah va fuir, il le retrouvera dans les montagnes qui vont l'entourer. La violence, l'incompréhension entre les hommes et l'impossibilité de trouver une place dans un monde qui ne veut pas de lui. Tout ce qu'il avait laissé derrière lui, il devra fatalement à nouveau y faire face. Road movie, Western, film d'aventure, Jeremiah Johnson est tout cela à la fois mais avant tout l'œuvre cruelle d'un cinéaste qui pendant plus d'une heure et demi placera son héros devant des chimères impossibles à vaincre. (...)
Alors que Wes Craven organisait la rencontre entre de jeunes filles rêveuses et des tueurs en cavale dans La dernière maison sur la gauche, que John Boorman plaçait des citadins en mal d'émotion fortes face à une certaine idée de l'Amérique profonde dans Délivrance, Pollack met ici Jeremiah face à ses désillusions. Le résultat est sensiblement le même: la destruction d'une époque utopique. [Fabien Alloin (iletiaitunefoislecinema.com)].

Jeremiah Johnson est un grand et beau western ! Sydney Pollack et Robert Redford nous embarquent dans une aventure humaine, où la glace, le sang et le feu s’entrechoquent. Une œuvre viscérale qui se veut le plus authentique possible, tout en conservant le spectacle cinématographique.
La scénographie nous offre des plans somptueux, une beauté visuelle qui contraste parfaitement avec l’hostilité que génère la nature et l’homme. Le réalisateur est au plus près du héros, pour nous transmettre chacune de ses sensations, aussi bien dans son apprentissage que sa quête de vengeance. Sydney Pollack varie magistralement son regard sur les trois actes du script, sa caméra s’adapte et prend en considération du vécu de Jeremiah. Au départ, tout est assez nouveau pour lui, puis peu à peu ça devient instinctif, comme nous le montre la sublime scène du duel entre l’indien et le héros. Le montage prend du coffre au rythme du personnage, c’est assez fascinant.
Au niveau de l’écriture, on est en plein dans la quête identitaire. Un déserteur de l’Armée américaine qui souhaite être loin du conflit et de la civilisation. On peut y voir un parallèle avec la guerre du Vietnam, surtout de la part du scénariste d’Apocalypse Now. Seul, Jeremiah Jonhson a pour objectif de tracer son propre chemin. Celui-ci va le conduire à des embuches, des rencontres, ce qui va construire notre héros et lui donner des raisons de vivre, mais encore plus de survivre. L’intrigue développe intelligemment les différentes cultures indiennes et leurs tempéraments, ce qui rappelle un certain Danse avec les loups. Les scénaristes s’éloignent des stéréotypes de l’époque et humanise vraiment les indiens, on est en plein de le Nouvel Hollywood. (lecinemaavecungranda.com).

Le 27/02/2018 Les Dieux du Stade

Olympia - Leni Riefenstahl Allemagne - 1938 - 201 min MARDI 27 FEVRIER à 20h A l’occasion du cinquantenaire des Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble, 1968-2018, Cinéduc a décidé pour sa biennale d’explorer le thème “A contre-courant des JO”.
Les Dieux du stade, film politique, tourné à la demande d'Hitler pour promouvoir, à travers les jeux olympiques, représente une image radieuse du nazisme et la race aryenne, comparée à la pureté d'une statue grecque. On ne peut nier cette visée propagandiste. Mais en dépit de son message politique, Les Dieux du stade est une véritable prouesse cinématographique.

Le 7/02/2018 Quand la ville dort

Mercredi 7 février 2018 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Cycle John Huston (4/4)

Quand la ville dort
Asphalt Jungle

John HUSTON (États-Unis, 1950 - 112 mn)

Attention: Vous pouvez gagner le très beau livre de Patrick Brion John Huston (Éditions de La Martinière) en participant au QUIZZ SUR LE CYCLE JOHN HUSTON qui aura lieu à la fin de la séance.

« D’une manière ou d’une autre nous travaillons tous pour nos vices.»
« Le  crime n’est après tout qu’une forme dégénérée de l’ambition.»

[Patrick Brion – Le film noir – Editions de La Martinière, 2004, p. 242)]

Quand la ville dort, fait partie des films noirs les plus marquants des années 40 et 50. Il marque en effet le début d’un genre, c’est le premier film qui montre toute la préparation, le déroulement et les suites d’un cambriolage de haut vol. C’est le premier « film de casse » (caper movie). Auparavant les films décrivant le parcours de gangster les présentaient comme des hommes parfois brillants mais invariablement avides de pouvoir et de grandeur. La grande originalité de John Huston est de présenter ses personnages comme des hommes ordinaires. Ils ne sont pas brillants mais professionnels, avec des problèmes ordinaires : ils vont tenter de faire le plus gros casse de leur vie. Le film nous décrit la préparation puis le déroulement avec une précision digne d’un documentaire, sauf que Huston est surtout intéressé par les personnages plus que par l’action elle-même. Cela donne à Quand la ville dort une profondeur qui dépasse le genre. Pour accentuer cette authenticité, Huston a choisi de ne pas prendre d’acteur connu ; Sam Jaffe incarne remarquablement ce petit homme, cerveau de l’opération, et Sterling Hayden, à la fois gros bras et gros poupon, parvient à traduire tous les tiraillements internes de son personnage. Il faut aussi signaler la présence de la jeune Marilyn Monroe dans un petit rôle, petit mais assez important toutefois. L’atmosphère est citadine, nocturne, engendrant une impression d’enfermement qui ne se relâchera qu’à la toute fin, superbe fin apportant une sensation d’air libre et frais dans la campagne du Kentucky. Quand la ville dort a été copié maintes et maintes fois, citons notamment Du rififi chez les hommes de Jules Dassin qui en reprend la trame avec bonheur.
[http://films.blog.lemonde.fr/2009/04/14/quand-ville-dort/]

Le 27/01/2018 Punisher & Flic ou Zombie

Attention: Séance du Samedi

Samedi 27 janvier 2018 à 20h
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

En partenariat avec le 10è Festival des Maudits films
Deux films au programme

Punisher & Flic ou Zombie
Mark Golblatt

Mark GOLDBLATT
Goldblatt est le monteur vedette des meilleurs films d’action des années 80, qui lui doivent beaucoup. Après avoir débuté sur les films d’horreur de Joe Dante (déjà chez New World) Mark Goldblatt a monté Terminator, Rambo 2, Commando, Terminator 2, Robocop, Showgirls ou Starship Troopers. Il est toujours très demandé à Hollywood. Son style, à l’instar de celui de Jan de Bont à la photographie, a largement contribué à l’esthétique musclée des meilleurs véhicules pour Stallone et Schwarzenegger, mais aussi de futurs classiques de la science-fiction et du thriller.
FLIC OU ZOMBIE
En bon film de pure distraction, FLIC OU ZOMBIE se montre généreux en scènes d'action (pour convaincre les fans de buddy movie) ainsi qu'en monstres et effets spéciaux de maquillage (pour les fans de fantastique). Signés par l’équipe de Steve Johnson, ces derniers sont craspecs sans être pour autant véritablement réalistes ou choquants. Les visages des zombies sont même franchement fantaisistes par rapport au travail de Tom Savini sur LE JOUR DES MORTS-VIVANTS de Georges Romero (pour donner un exemple de référence pour l'époque). Par contre, le film mise sur de nombreux morceaux de bravoure en latex, de la décomposition subite d'une jeune femme, au pourrissement spectaculaire de Roger, sans oublier LA grande scène du film, celle qui justifie à elle seule la vision de FLIC OU ZOMBIE : un traiteur chinois lance le processus de réanimation dans sa cuisine, laissant nos héros se débattre avec un porc laqué, des canards déplumés, du foie de veau, et même une carcasse de bœuf (dommage qu'il n'y ait plus de nems !)
PUNISHER
C’est la raison pour laquelle Goldblatt, après avoir également travaillé comme réalisateur de seconde équipe sur Robocop, parvient à faire des merveilles sur Punisher, malgré un budget modeste. L’échec commercial du film mettra pourtant un terme à sa carrière de cinéaste, débuté un an plus tôt avec la sympathique comédie d’horreur Flic ou zombie. Les scènes de fusillades, les cascades et les combats à mains nus de Punisher se montrent à la hauteur de celles des productions précédemment citées. La direction artistique n’est pas en reste, sans aucun faste mais fidèle à l’esprit de la bande dessinée avec des décors aux lignes claires, comme le repaire des yakuzas dans le carnage final. Punisher organise en effet une bataille rangée entre mafia italienne et crime organisé japonais, avec l’entrée en scène de la redoutable Lady Tanaka secondée par sa fille adoptive muette, experte en arts martiaux.
[Extraits d'un article d'Olivier Père, arte.tv, 11 mars 2016].

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